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NOYÉS DANS LE PLASTIQUE : Le Canada doit cesser d'alimenter le désastre mondial du plasque

Zenodo (CERN European Organization for Nuclear Research) 2020
Vito A. Buonsante

Summary

This Canadian environmental advocacy report argues that Canada contributes disproportionately to global plastic pollution and calls for stronger national leadership. The document outlines the scale of plastic waste problems and advocates for policies to reduce plastic production and improve waste management.

Il est temps de faire preuve de leadership Une fois produits, puis jetés, les gros morceaux de plastique se dégradent en microplastiques de plus en plus petits qui subsistent pendant des siècles. Des quantités massives de déchets plastiques mettent en danger nos océans, le plus grand système vital de notre planète.Le Canada contribue de manière démesurée à ce désastre grandissant. Chaque année, le Canada introduit des millions de tonnes de plastique dans le marché intérieur, soit plus de 125 kilogrammes par personne. La plupart de nos déchets plastiques, soit 87 %, aboutissent dans les décharges ou l’environnement. À peine neuf pour cent de notre bac bleu de recyclage et des plastiques industriels sont recyclés. Les emballages représentent près de la moitié de ces déchets ; et la crise de la COVID-19 n’a fait qu’empirer les choses, via les contenants alimentaires en plastique ainsi que l’utilisation massive de masques et de gants jetables. Le recyclage des plastiques à usage unique coûte cher ; et les pays comme le Canada ont déplacé le problème ailleurs. En effet, jusqu’à récemment, la plupart de nos déchets plastiques étaient vendus à l’étranger. Au cours des 30 dernières années, le Canada en a exporté environ quatre millions de tonnes en Asie, vers des pays qui sont mal équipés pour les traiter. Une grande partie du plastique que nous jetons se retrouve dans les océans. Le plastique provenant des poubelles qui débordent, des déchets dans la rue et de l’enfouissement peut se rejeter dans les égouts pluviaux, les rivières ou les ruisseaux. Les microplastiques des vêtements sont rejetés dans les égouts. Au final, tout ce plastique aboutit dans la mer, où il menace les baleines, les oiseaux, les tortues et d’autres formes de vie marine. Le Canada a une responsabilité nationale et mondiale de mettre fin à ce fléau. Nous devons nous éloigner de notre système actuel où, dans la plupart des cas, le plastique qui dure pendant des siècles est produit, utilisé une seule fois, puis immédiatement éliminé. Pour stimuler l’innovation nécessaire à l’abandon de ce modèle néfaste, le Canada doit commencer par banner l’utilisation des plastiques à usage unique inutiles, la principale source de déchets plastiques au pays. Les Canadiens sont très largement favorables à cette mesure. Lors d’un sondage réalisé en juin 2020 par Abacus Data, 86 % des personnes interrogées ont déclaré être favorables à une interdiction nationale des plastiques à usage unique nocifs. Pour mettre fin au désastre du plastique, Oceana Canada appelle les gouvernements et les entreprises à : 1. Refuser : respecter l’engagement de banner tous les plastiques à usage unique inutiles au Canada d’ici 2021. 2. Réduire : dès maintenant, les municipalités, universités, institutions publiques et entreprises devraient offrir des options sans plastique. 3. Réutiliser : soutenir les politiques et infrastructures nécessaires pour réutiliser les plastiques, incluant le remplissage des boissons. 4. Repenser : arrêter l’exportation directe et indirecte des déchets de plastique vers les pays en développement, et promouvoir la réduction à la source à l’échelle internationale

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