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Assessment of fate and impacts of microplastics in terrestrial environment using the snail Cantareus aspersus
Summary
Researchers used the land snail Cantareus aspersus as a bioindicator to assess the fate and effects of microplastics in terrestrial soils, conducting exposure studies that demonstrated microplastic uptake, tissue accumulation, and toxic effects in this organism. The work provides one of the few detailed assessments of microplastic risk in soil ecosystems using a terrestrial invertebrate model, contributing data to fill a significant gap in terrestrial ecotoxicology.
Les écosystèmes terrestres sont considérés comme le plus large réservoir potentiel en microplastiques (MPs). Cependant, il n’existe que peu de données sur la caractérisation de leurs risques dans les sols, et le nombre de modèle biologique utilisé pour leur étude est restreint. L’objectif de ce travail de thèse a été d’étudier le devenir et les effets potentiels des MPs dans l’environnement terrestre en utilisant comme bioindicateur l’escargot Cantareus aspersus. Une première étude a montré des effets écotoxiques des MPs (augmentation ou inhibition de croissance, diminution de la mortalité, induction de stress oxydatif) lors d’exposition sub-chroniques. Dans une seconde étude, nos données révèlent des atteintes chez l’escargot (augmentation de survie, inhibition de croissance et de reproduction) lors d’expositions à l’échelle du cycle de vie, en lien avec des changements dans l’allocation énergétique des individus entre leurs différentes grandes fonctions biologiques. Une troisième étude nous a permis d’observer que des concentrations environnementales en MPs entraînent des modifications dans les dynamiques internes en métaux dans l’escargot, tant en termes d’adsorption que d’excrétion, sans changer leur bioaccumulation. Deux autres études ont révélé et quantifié des transferts trophiques de MPs dans une chaîne alimentaire plante-escargot-prédateur, et ont montré des effets des MPs à tous les niveaux de cette chaîne (diminution de la biomasse végétale, de la croissance de l’escargot, du développement larvaire du prédateur et changement de son statut immunitaire). En conclusion, nos résultats mettent en lumière la capacité des MPs à être transférés dans les réseaux trophiques et à exercer des effets écotoxiques à tous les niveaux de ces réseaux, en fonction de la taille, la concentration et la nature polymérique des MPs. Ces résultats ouvrent de nouvelles voies vers l’étude des mécanismes sous-jacents impliqués dans ces effets envers le biote.